Anne vit à 200%. A 37 ans, elle a eu le temps de parcourir le monde, de tester une douzaine de métiers, de faire un enfant… et avec tout ça, elle trouve encore le temps de surfer !

Agaçante ? Oh que non ! Inspirante ! Anne nous parle de son parcours et de sa vision du travail, elle qui côtoie des jeunes et des professionnels au quotidien.

J’ai eu la chance de ne pas avoir de projet professionnel bien précis en tête

37 ans, 10 métiers. Première question : à quoi tu carbures ? 🙂

12 métiers pour être précise…et ce n’est sûrement pas fini ! (j’ai dressé une liste à la fin de l’interview, au cas où ça serait utile…)
Mon principal moteur : la curiosité. Je me suis toujours efforcée de saisir les opportunités sans préjugés, pour tenter de découvrir ce que j’aime faire en testant in vivo.

J’ai eu la chance de ne pas avoir de projet professionnel bien précis en tête, et des parents qui m’ont toujours accordé leur confiance. J’ai donc essayé différentes voies, j’ai pris le temps de trouver un métier dans lequel il n’y avait plus de différences entre la « moi » au travail, et la « moi » en dehors du travail !
Et la clé de mon quotidien c’est l’organisation. Tout est extrêmement planifié pour pouvoir laisser de la place aux plaisirs et à l’improvisation…

Plus sérieusement, raconte-nous ton parcours :

J’ai opté pour des études assez courtes. J’ai, comme beaucoup de jeunes bacheliers, tenté les bancs de l’université. Pour cela je me suis installée à Bordeaux (j’ai grandi à Andernos les Bains, sur le Bassin d’Arcachon), où j’ai découvert les plaisirs d’une grande ville…Pour résumer, j’étais beaucoup trop occupée à faire la fête pour me concentrer sur des études (DEUG de sociologie), qui étaient de loin beaucoup trop théoriques pour capter mon intérêt. J’assistais aux cours en dilettante. Je ne suis pas allée aux partiels du mois de janvier, et, sûrement un acte manqué, je me suis fait bêtement attrapée par mes parents. J’ai passé un sale moment ! J’ai donc dû montrer patte blanche tout le reste de l’année scolaire, et j’ai trouvé un emploi en qualité de boulangère. L’enfer des horaires matinaux et d’une vie en décalée par rapport à celle de mes amis étudiants. La rentrée qui a suivie, je me suis donc précipitée dans un BTS, souhaitant d’avantage de pratique et d’encadrement.

J’ai opté, un peu par hasard d’ailleurs, pour le BTS Communication des entreprises. J’étais alors déterminée à obtenir mon diplôme, quoi qu’il m’en coûte ! Et là miracle, je suis tombée dans une formation qui m’a beaucoup plu. Moi l’élève très moyenne de terminale ES, j’ai découvert un domaine d’activité et une méthode d’apprentissage pour lesquels je trouvais enfin de l’intérêt. J’ai donc obtenu mon diplôme haut la main, et j’ai même voulu pousser en 3ème année de Bachelor. En alternance, et à Paris. Le matin en cours et l’après-midi en agence d’événementiel. Une année dingue ! Des rencontres, des voyages (j’ai organisé un congrès de diabétologues à La Réunion !) et la vie Parisienne…

J’ai décidé de prolonger l’expérience du endless summer

A la fin de l’année, j’ai cependant décliné une proposition de poste en CDI. J’avais 21 ans, la vie devant moi, et une furieuse envie de voyager pour aller voir ailleurs si j’y étais 🙂.

J’ai donc fait plusieurs mois de service midi et soir dans un restaurant à Capbreton pour pouvoir me payer mon billet d’avion. Et fin Octobre, direction l’Australie, pour 4 mois de folie. A la fin de ce voyage, qui mériterait presque une interview à lui tout seul, j’ai décidé de prolonger l’expérience du endless summer, mais les services de l’immigration en avaient décidé autrement. J’ai donc rassemblé mes derniers dollars pour acheter un billet d’avion vers Nouméa. Grâce à mon passeport français, j’ai pu travailler, et j’ai eu la chance de signer 48h après mon arrivée un CDI de vendeuse dans un surf shop. Quelques mois plus tard, j’ai complété cette activité par un statut d’autoentrepreneur, pour vendre des encarts publicitaires dans différents supports (un site internet et des magazines). Ma première expérience de commerciale !

Et puis finalement, la vie sous les cocotiers était une expérience folle, mais je me sentais trop isolée et éloignée de ma famille et de mes amis. Donc retour en France ! J’ai mollement cherché un emploi à Bordeaux – que je n’ai bien sûr pas trouvé. J’ai donc refait une petite valise pour de nouveau bourlinguer. D’abord en Martinique, puis je suis allée rejoindre mon petit copain de l’époque en Inde. Il était en échange Erasmus à la fac d’architecture de Jaipur. J’ai donc eu la chance de voyager en Inde pendant plusieurs mois, et de découvrir ce pays et son incroyable culture.

Fin de la parenthèse enchantée. De retour en France, je me suis installée à Paris, où j’avais de supers souvenirs de ma vie étudiante. J’ai entamé une recherche d’emploi dans les seuls domaines où j’avais finalement une petite expérience : l’événementiel et la prospection commerciale.

Je n’avais pas de plan de carrière, pas d’idée précise quant à ce que je souhaitais faire. J’avais encore la tête ailleurs, et les valises furent difficiles à poser !
Mais j’ai décroché un entretien très rapidement dans un groupe de presse professionnelle, spécialisée dans les métiers de la banque et de la finance institutionnelle. Ma fraîcheur et ma détermination leur ont plu. J’ai eu la chance de rencontrer des fondateurs autodidactes, qui ont décidé de m’accorder leur confiance. J’ai donc démarré cet emploi de chef de publicité bien décidée à faire mes preuves et à tirer parti de tout ce qui pourra s’offrir à moi ! Ce fut une expérience très formatrice, un parcours loin d’être facile car cet univers feutré de la finance était bien éloigné de tout ce que je connaissais.

J’ai profité de ce nouveau changement pour tout remettre à plat

Puis l’année 2008 est arrivée, avec les débuts de la crise financière que nous connaissons tous. Les banques et institutions financières ont stoppé peu à peu leurs investissements publicitaires. Il était temps pour moi d’aller voir ailleurs ! J’ai donc cherché un emploi dans un univers un peu plus dynamique : je voulais tenter une aventure tournée vers Internet. Et j’ai trouvé un job dans une belle PME parisienne, une agence de création de sites internet. J’étais chargée de développer le réseau de partenaires d’agences web beaucoup plus grosses, afin qu’elles préconisent nos solutions techniques auprès de leurs propres clients. Une fois ces partenariats initiés, je laissais la main aux commerciaux grands comptes de l’agence. J’étais donc apporteuse d’affaires.

Rapidement, j’ai réalisé que je n’aimais pas initier une collaboration sans conclure la fin des contrats. J’avais envie de davantage de relations avec mes clients. C’était finalement trop frustrant de décrocher des nouveaux comptes sans pouvoir accompagner mes clients jusqu’au bout de nos échanges. Et parallèlement à cette lassitude qui est arrivée très vite, j’ai voulu quitter Paris pour me rapprocher de ma famille et de ma région d’origine.

Donc retour à Bordeaux !

Et là, j’ai profité de ce nouveau changement pour tout remettre à plat. Qui suis-je ? Quelles sont mes envies professionnelles ? Quels sont mes atouts et comment les transférer dans un autre domaine d’activité que le commercial dont j’étais lassée ?

Pôle Emploi m’a permis de bénéficier d’un bilan de compétences. Malheureusement, je n’ai pas su en tirer parti. Je ne comprenais pas comment on pouvait en quelques questionnaires déterminer l’avenir professionnel d’une personne ! J’avais le sentiment hyper stressant que tout mon avenir devait se jouer à l’issue de ce bilan…que je ne pourrai plus rien changer par la suite. Parallèlement, je travaillais dans des offices de tourisme du bassin d’Arcachon, à Arès et au Cap Ferret. Ca me plaisait beaucoup, mais j’étouffais un peu dans ces missions hyper administratives et teintées d’enjeux politiques lors des relations avec les municipalités.

A la fin du bilan de compétences, nous avons identifié un emploi pile en phase avec ma personnalité – apparemment 😀 . Il FALLAIT que je devienne conseillère en insertion professionnelle pour les adultes. Voilà, merci d’avoir joué, au suivant s’il vous plait !

Super, comment faire maintenant ? Reprendre des études ? Bof –et puis de toute façon j’ai été refusée dans la seule licence bordelaise qui forme à ce métier. Alors j’ai tout repris à zéro, j’ai cherché un emploi sans projet concret, sans plan de carrière, en faisant confiance à la fatalité… Blague à part j’avais surtout besoin de bosser !

Je suis tombée sur une annonce d’un cabinet de recrutement. Qui cherchait un consultant pour développer son business et mener ensuite à bien ses recrutements. Ma casquette de commerciale ayant côtoyé le monde de la finance parisienne a plu. Me voilà donc partie dans l’aventure ! Me disant que j’allais découvrir un nouveau métier : celui du recrutement. Effectivement, le fondateur du cabinet a passé beaucoup de temps à former sa nouvelle équipe. Ses retours d’expériences étaient formidables, j’étais chaque jour ravie de pouvoir acquérir une nouvelle corde à mon arc !

Et puis petit à petit, il me confiait de moins en moins de missions de recrutement, je me trouvais cantonnée au travail de prospection commerciale, pour décrocher des contrats avec de nouveaux clients. Le cabinet devait absolument se développer par cette voie.

Soit. Sauf que moi je n’étais pas là pour ça ! J’avais quitté mes postes de commerciale pour justement diversifier mes missions ! Et puis financièrement, un consultant qui ne mène pas à bien de projets de recrutements, ne perçoit pas de commissions. Donc merci, mais non merci.

Et c’est reparti pour une nouvelle recherche d’emploi !
Cette fois, je tombe sur une annonce de recrutement au sein d’une école d’enseignement supérieur privée. Deux postes étaient ouverts. Je me suis positionnée sur celui qui consistait à chercher des opportunités de recrutement en contrat de professionnalisation pour les futurs étudiants ; Par mon expérience au sein du cabinet de recrutement j’étais en lien avec de nombreux DRH du tissu économique local, il me semblait donc que cette expérience pourrai me démarquer des autres candidats.

Le processus de recrutement fut long, je me suis prêtée au jeu d’entretiens collectifs, puis individuels avec différents niveaux de management. Et puis bingo, j’étais sélectionnée ! Mais la directrice de l’école m’annonce qu’elle envisage plutôt ma candidature pour l’autre poste, celui beaucoup plus tourné vers les étudiants et leurs familles : responsable d’orientation et de formation. Cela implique d’assurer la promotion des formations lors des salons, d’avoir des échanges quant au projet de formation des jeunes, de rassurer les familles quant au contenu pédagogique qu’ils trouveraient en nous rejoignant, pour les convaincre de s’inscrire chez nous et pas chez les concurrents.

J’ai donc rejoint le monde de la formation en 2011. Bon, 15 jours après mon recrutement, la directrice et la moitié des équipes sont partis pour ouvrir une école concurrente. Avec l’ensemble des fichiers. L’épreuve du feu !

J’étais chaque jour ravie de pouvoir acquérir une nouvelle corde à mon arc

Mais comme je suis une personne déterminée et qui sait m’adapter à toutes les situations, j’ai tenu bon ! Même lors de la menace d’un licenciement économique 1 an après…
Finalement cette école a subit une liquidation judiciaire, mais a été rachetée in extremis par un grand groupe d’école supérieures privé, désireux de s’installer à Bordeaux. J’ai donc fait partie du rachat ! En parallèle je me suis absentée quelques mois pour faire un superbe bébé 🙂

A mon retour, j’ai donc découvert de nouvelles procédures, de nouveaux managers, et là encore ma capacité d’adaptation et ma motivation m’ont permis de franchir le pas.
J’ai depuis changé d’employeur mais j’ai passé en tout 8 années dans cette école, où mes fonctions évoluaient chaque année. Je prenais de plus en plus de responsabilités, j’ai même recruté puis encadré mon équipe.
Récemment, j’ai décidé de remettre en question mes fonctions, je n’adhérais plus aux directives nationales du groupe pour lequel je travaillais. Tout en continuant d’adorer mon métier et les jeunes que je recevais ! Il est donc apparu que cette fois-ci, je ne voulais révolutionner ma vie en changeant encore de métier 🙂. Et puis d’un point de vue perso, j’élève toute seule mon fils donc il était hors de question que je prenne le moindre risque financier en subissant une période sans emploi.

Et une fois de plus, la vie et la chance m’ont souris : un collègue que je croisais depuis de nombreuses années lors des salons étudiants m’a informé qu’il cherchait à agrandir son équipe. Même métier, mêmes responsabilités, mais dans un autre campus et pour un employeur local, sans organigramme compliqué ni prises de décisions interminables.
Et me voici à Formasup Campus ! Ravie d’avoir embrassé cette nouvelle aventure depuis début septembre de cette année.

Quels sont les éléments clés qui t’ont finalement poussés à te poser dans les domaines de l’orientation et de l’enseignement ?

Le hasard des recherches d’emplois successives et le fait de mieux en mieux connaitre ce que j’aime faire au fil de mes expériences.
Mon métier rassemble toutes les composantes qui étaient présentes dans mes précédentes expériences : l’aspect commercial (les écoles de commerce évoluent dans un secteur très concurrentiel), le sens du service, le lien que j’aime maintenir avec les étudiants, le travail en équipe et la diversité des interlocuteurs. La formation est un monde dans lequel on ne s’ennuie jamais car chaque rendez-vous, chaque rencontre est différente !

Du coup tu côtoies pas mal de jeunes. Tu dirais que, vis à vis de leur vie pro, les jeunes d’aujourd’hui sont plutôt motivés, résignés, apeurés ?

Il y a deux niveaux de réponse à cette question.
Les jeunes que je côtoie ont grandi avec cette « crise ». Ils ont toujours entendu leurs parents parler de leurs difficultés, du marché de l’emploi si incertain, du monde du travail qui est loin d’être un long fleuve tranquille. Donc finalement ils ne connaissent que cette « crise », ne peuvent pas comparer avec un éventuel « c’était mieux avant ».
Alors ma foi ils en prennent acte et avancent courageusement vers l’inconnu ! Ils subissent beaucoup de pression de la part de leurs parents. Je suis toujours abasourdie lorsque je reçois sur les salons des parents qui y trainent leur enfant qui est encore en troisième ou en seconde !! Imagine la tête du jeune de 14 ou 15 ans, tiré du lit un samedi matin pour aller discuter de son « avenir » ! Un super premier contact avec le monde de l’enseignement supérieur…
Donc au-delà des jeunes, je pense que ce sont surtout les parents qui sont stressés et résignés.

Ma mission est donc de confirmer aux futurs étudiants qu’ils doivent avant tout trouver quels sont leurs atouts, comment rajouter un élément différenciant sur leur CV, comment rester suffisamment curieux pour pouvoir s’adapter.
Mais aussi de rassurer les parents et de les détendre autant que possible quant à l’avenir de leur enfant.
Ces derniers ont bien conscience que le monde professionnel évolue très vite. Qu’une grande partie des métiers de demain n’existe pas encore ! Qu’ils passeront certainement par la case entrepreneuriat, qu’ils seront sûrement à l’origine de la création de leur emploi. Nous le savons, eux le savent aussi…reste donc à prêcher la bonne parole auprès des parents et de leurs professeurs actuels !

Selon toi, qu’est ce que l’état (ou les collectivités, ou les grosses boites, ou les rectorats) pourraient/devraient mettre en place pour aider les gens à trouver leur voie ?

Je constate avec beaucoup de surprise et de consternation que les jeunes manquent cruellement d’accompagnement dans leur orientation. Lorsque leur lycée propose une rencontre avec un professionnel de l’orientation, ce dernier est rarement informé de toute la palette des formations qui existent actuellement. Les universités ne sont plus un passage obligé ! Il existe aussi une vie et un avenir en dehors des grandes écoles parisiennes et des prépas ultra élitistes. Il faut absolument tenir à jour les formations de ces chargé.es d’orientation. Les filières et les métiers évoluent tellement rapidement !

De plus, il serait intéressant de faire entrer davantage le monde de l’entreprise dans l’enceinte du lycée. Rares sont les établissements qui mettent en place des journées métiers. En dehors de leur cercle de pairs qu’ils peuvent questionner, les jeunes connaissent rarement les domaines d’activité, et encore moins les filières d’études qui leur permet d’y accéder. Un stage d’observation est proposé en classe de 3ème. Pourrait-on décaler ou dupliquer ce stage en seconde ou en 1ère, lorsque l’orientation devient enfin plus concrète pour les jeunes ? Et au lieu de se cantonner à l’observation d’une seule entreprise, pourquoi les lycéens n’iraient pas passer 1 jour ou 2 de cette semaine de stage avec des professionnels dans différents domaines ?

Et dernière remarque qui concerne cette fois la réforme du baccalauréat et des mises en place qui l’accompagnent, notamment des journées d’orientation obligatoires dès la seconde. C’est une démarche qui va dans le bon sens. Mais comment peut-on confier cette mission supplémentaire à des profs principaux déjà bien occupés et pas du tout qualifiés ? Pourquoi leur adresser cette demande alors qu’eux-mêmes n’ont aucune vision du monde de l’entreprise ? Il s’agit de professionnels de l’éducation, la grande majorité d’entre eux n’a eu aucun contact avec le monde de l’entreprise, ou bien pour une très courte durée ! Ils sont rarement sortis des murs de l’école où ils étaient d’abord apprenants, puis enseignants. Sont-ils vraiment les mieux placés pour adresser des messages pertinents et actualisés ?

Je pense qu’il est temps que l’école ouvre ses portes à des professionnels indépendants. Et lorsque ce sera enfin le cas, ces professionnels doivent eux-mêmes être accompagnés tout au long de leur carrière pour être à jour dans leur façon de mener des entretiens et dans l’évolution des filières de formation.

Aujourd’hui une grande partie de mon quotidien consiste à tenter de convaincre des proviseurs de lycées de venir présenter les parcours accessibles après le bac à leurs élèves de terminale. La réponse est souvent « on les envois par bus entiers au Salon de l’Etudiant, ils y trouvent toutes les informations dont ils ont besoin ». Sérieusement ?!
Avez-vous déjà essayé de passer une journée au parc des Expositions de Bordeaux lors de ce salon ? Toutes les écoles, de TOUTES les filières sont présentes. Plusieurs centaines de très beaux stands, sur lesquels les attendent des jeunes souriants portant un splendide polo de leur école et au bout de chaque bras une magnifique plaquette aux couleurs chatoyantes. Il est absolument impossible de visiter tous les stands et d’y recueillir au pas de course des informations ciblées et de qualité. Ce genre de salon se prépare en amont, et surtout il faut prendre le temps d’aider les étudiants à analyser les informations qu’ils y ont récoltées.

Quel est le truc le plus fou que tu aies fait et qui t’aie aidé à trouver ta voie ?

Il y en a eu plusieurs trucs fous ! Je suis assez spécialiste du retournement de vie 🙂
Mais je dirais refuser le CDI qui m’était proposé à l’issue de mes études pour aller découvrir le vaste monde…

Aujourd’hui, à quoi ressemble ton quotidien ?

Mon quotidien s’équilibre entre ma vie professionnelle très prenante, mon fils de bientôt 6 ans, et ma passion du sport. Je surfe le plus souvent possible pour retrouver de l’énergie. Pas de vagues ? Je sors le paddle. Trop froid ? Je vais à la piscine ou en salle de gym.
Mes journées au travail sont toujours très variées. Je passe d’un entretien à un autre avec les futurs étudiants, j’organise les épreuves d’admission pour intégrer les filières de FORMASUP CAMPUS, je recrute les jurys. Une fois que les étudiants sont admis, je passe le relais à nos conseillers relations entreprises qui les accompagnent dans leur recherche d’alternance. Et je suis aussi présente dans de nombreuses soirées de réseaux professionnels, afin de développer la notoriété de l’école et de solliciter des professionnels pour accueillir nos jeunes en stage ! Enfin, les samedis sont souvent consacrés aux journées portes ouvertes de l’école ou bien aux salons sur lesquels je tâche d’orienter le mieux possible les familles qui viennent à notre rencontre.
Et quand j’ai besoin de relâcher la pression, je vais m’éclater dans des concerts, de rock le plus souvent !

Qu’est ce que tu adores par dessus tout dans ton métier ?

Ce que j’aime par-dessus tout c’est la diversité des rencontres. Je reçois des jeunes de tous horizons. J’apprécie avant tout passer du temps à découvrir qui ils sont, ce qu’ils aiment faire, quelle représentation ils ont de leurs futures études. J’ai un souvenir vraiment précieux, qui s’est déroulé l’année dernière, dans un lycée de Biarritz. Je présentais les parcours de formations devant une classe de terminale STMG, les jeunes étaient là un peu forcés par leur prof principal.

A l’issu des échanges que nous avons eus ensemble, au moment où ils sont sortis de la salle, j’ai entendu l’un d’entre eux interpeller un pote dans le couloir et lui dire « va dans cette salle écouter la dame, moi elle vient trop de m’aider, j’ai tout compris à ce que je veux faire de ma vie ! ».

Je repense à lui et à ce que j’ai ressenti à cet instant dès que j’ai un coup de mou ou que je dois aller bosser le samedi matin alors que mon fils est encore au chaud dans son petit lit…
Et en seconde position viennent immédiatement les entretiens que je mène avec les parents. Lorsqu’ils comprennent qu’ils peuvent dédramatiser et relâcher la pression qu’ils font porter sur les épaules de leurs enfants. Le choix des études qu’ils doivent faire en terminale ne va pas déterminer leur carrière pour les 40 années à venir ! Les passerelles sont possibles, les expériences seront multiples, ils pourront se former tout au long de leur vie !

Si tu devais donner 3 conseils aux personnes qui ne sont pas heureuses dans leur quotidien pro et qui veulent changer cela sans savoir par où commencer ?

En parler avec votre entourage ! Ne restez pas isolés dans une situation qui mène forcément à la démotivation. Les cas de réorientation professionnelle sont vraiment nombreux et toujours positifs.

Réfléchissez ensuite à ce que vous aimez faire dans votre quotidien. Dans votre vie pro mais aussi perso. Quels sont vos atouts ? Quelle est la dernière fois où vous vous êtes senti.es fièr.es de vous ? Etes-vous prêts à sortir de votre zone de confort ?
Sur la base de ces réponses, soyez curieux. Ne vous contentez pas de faire des recherches sur internet. Questionnez des pros, passez des coups de fil pour parler des métiers qui vous intriguent. Vous serez surpris par le nombre de personnes qui adorent parler de leur job et qui vous répondront avec plaisir !

Et enfin faites-vous accompagner pour avancer dans le méandre des solutions de financement. Tout ça est très nébuleux, il existe des associations ou des structures qui pourront vous guider dans vos projets. Saisissez les opportunités, provoquez votre chance, on est rarement top ambitieux !

Quelles sont tes envies pour demain ?

Pour que demain soit aussi bien qu’aujourd’hui, je veux continuer à renseigner des jeunes, à apporter ma pierre sur le chemin de leur orientation. J’espère que mon expérience, mon accompagnement et les formations que je peux leur proposer chez FORMASUP CAMPUS leur permettra de découvrir ou de garder le goût d’apprendre. J’ai envie de leur transmettre 2 choses : d’’apprendre à être curieux, et d’être suffisamment informés pour être à l’origine de leurs choix.

On te retrouve où ? On te contacte comment ?

Liste des emplois occupés :

  • Animatrice et surveillante de baignade
  • Boulangère
  • Chargée de projet événementiel en alternance
  • Restauration (barmaid et serveuse)
  • Vendeuse Surf shop
  • Vente d’encarts publicitaires en free lance
  • Chef de pub dans la presse professionnelle
  • Chargée de partenariats
  • Office de tourisme
  • Consultante en recrutement
  • Recruteuse de volontaires pour l’EURO 2016 puis responsable coordination des 200 bénévoles qui étaient dans le stade les jours de match
  • Promotion et admission école