On a testé le métier d’assistant de régulation médicale au CHU de Poitiers, en compagnie de Marie-Paule et on vous raconte tout ça en vidéo et dans cet article !

Les aiguilleurs des urgences, ces premiers interlocuteurs lorsqu’on compose le 15, sont le premier maillon de la chaîne de secours.
Nous avons fait une palette de métiers du paramédical, mais celui-ci fait partie des quelques métiers inconnus dont on était curieux d’en savoir plus.
Comment devenir assistant de régulation médicale ? Existe-t-il une formation ARM ? Combien gagne un assistant de régulation médicale ? Quelles sont les difficultés du métier ? Comment sont aménagés les horaires ?

Nous répondons à toutes ces interrogations dans cet épisode !

Épisode n°89
Assistant de Régulation Médicale 📞

Grâce à CAP Métier, nous avons pu rencontrer Marie-Paule, assistante de régulation médicale depuis 1 an au CHU de Poitiers.

Un métier porteur et d’avenir, l’assistant de régulation médicale.
L’ARM a pour objectif et mission de répondre aux appels du centre 15 afin de les analyser rapidement. Il doit mener un interrogatoire précis de la personne en détresse afin d’envoyer les secours adaptés. Il est constamment en relation avec le médecin régulateur.
L’ARM peut évoluer à 2 postes différents, la prise d’appels du centre 15 ou à la « prise de moyens » qui va être d’envoyer les équipes médicales (pompiers, SMUR, ambulance privée…) sur place puis de réceptionner le bilan réalisé sur le patient.

Forcément, l’ARM fait face à des appels délicats, il peut y avoir de la détresse psychologique ou vitale, il faut savoir gérer les familles autour et calmer les aidants pour prodiguer les premiers gestes de secours.

 

Lorsque nous sommes rentrés sur le plateau du SAS (qu’on vous explique un peu plus bas), il y avait un silence total, chaque ARM était concentré sur son poste prêt à intervenir. Nous avons tourné à environ 10h du matin, il y avait déjà près de 70 appels traités, dont 68 appels traités en moins de 15 secondes. On entendait d’un côté un appel concernant un arrêt cardiaque, de l’autre un appel pour une cheville cassée. Autant vous dire que dans ce métier, aucune journée ne se ressemble.

Quelle formation pour être assistant de régulation médicale  ? 🎓

Pour renforcer la qualité de la régulation médicale, une formation diplômante est désormais obligatoire pour exercer cette fonction.
Cette formation est dispensée dans un CFARM (centres de formation des assistants de régulation médicale) et se déroule sur une année. Marie-Paule fait partie de la première promotion.
C’est une formation qui est divisée en 2 : une partie stages et une partie cours. Il y a 3 stages métiers à réaliser auprès des SAMU, ambulanciers privés, ephad, dans des structures d’appels et aussi avec les urgences.

La formation est payante et coûte 8 000€, en revanche, il est possible de la financer par le pôle emploi, mais aussi auprès des régions.

Salaire : combien gagne un ARM ? 🤑

Et si on parlait argent ?

Marie-Paule nous a confié toucher 1 700€, elle est dans la catégorie B de la fonction hospitalière. Bien entendu, le salaire varie en fonction des primes de nuit, primes de week-end.

Elle évolue en CDD, au terme d’une stagiairisation des primes peuvent s’ajouter. Le salaire peut donc évoluer lorsqu’on est en CDI.

Qu’est-ce que  le SAS (Service d’Accès aux Soins) ? ☀️

Le SAS a pour objectif de mieux structurer l’organisation de la demande de soins non-programmés en s’appuyant sur une coopération entre la médecine de ville et le SAMU Centre 15. Il s’agit de rendre cette offre plus lisible et accessible à tous les usagers, offre de soins qui sera coordonnée par l’ensemble des acteurs de santé d’un territoire.

Le service est divisé en plusieurs zones d’appels, une zone d’appel 15, soit une médecine générale qui traite les appels les moins prioritaires, soit une médecine d’urgence qui peut éventuellement demander l’intervention du SMUR.

Comment gérer ses émotions dans ce métier d’urgence ? 🤔

Il faut une qualité d’écoute irréprochable pour cette profession. Marie-Paule nous confie que parfois, elle sort prendre l’air afin de souffler pour ne pas se laisser submerger par ses émotions. Elle fait énormément de sport pour évacuer le stress. Elle nous raconte que l’ambiance entre collègues est géniale, ils se soutiennent énormément les uns les autres.

Durant la formation, des cours de communication sont dispensés afin de gérer ce type d’appels, néanmoins aucun ARM n’est assez armé face à des situations parfois dramatiques.

Seriez-vous capable d’exercer ce métier ? Car il faut gérer son stress et savoir prendre de la distance par rapport aux appels. Chez Maintenant J’aime Le Lundi, c’est certain, on ne serait pas capable de devenir ARM !

Vous avez adoré découvrir ce métier ?

Nous avons un métier qui fait aussi partie du maillon de la chaîne de secours : ambulancier.
On vous laisse découvrir cela 😉