Aujourd’hui, on vous explique pourquoi on a choisi de vous emmener découvrir le métier d’archéologue !

Si on vous dit “Lara Croft”, “Sydney Fox, l’aventurière” ou encore “Indiana Jones” vous nous dites ? “Trésor”, “héroïnes”, “aventure et exotisme”, “détective du passé”’… Pas mal tout ça. Mais est ce que ça colle à la réalité ? Rien de moins sûr !

Voilà le truc, s’il y a bien un métier scientifique représenté – et donc parfois caricaturé – dans la culture populaire, c’est celui d’archéologue. L’archéologie, c’est LA science médiatique par excellence.
Résultat, on associe les archéologues à des aventuriers qui voyagent beaucoup et à des chasseurs de trésors ! Et c’est cool, parce que ça donne envie aux jeunes de s’orienter vers des carrières scientifiques !

Mais ce serait quand même chouette de savoir un peu en quoi consiste vraiment le métier avant de se lancer !
Bougez pas, on est là pour ça !

Alors attention, on est pas du tout en train de dire qu’en vrai, le métier n’est pas aussi excitant qu’il y paraît :
on parle quand même d’un métier qui permet de voyager dans le passé, d’enrichir notre patrimoine culturel, de résoudre des énigmes en lisant le sol comme on lirait un livre.
Et pour ça, tous les moyens sont bons : analyse génétiques, datations physiques, études de documents très très anciens…

Et tout ça, ça donne forcément envie de creuser un peu plus !

L’archéologie, c’est quoi ?

L’archéologie, c’est cette science qui nous permet de connaître aujourd’hui les modes de vie de nos ancêtres. Et quand je dis ancêtre j’entends préhistoire, paléolithique tout ça tout ça !

Est ce que vous vous rendez compte, qu’aujourd’hui on connait la manière dont les personnes vivaient, leurs habitations, les objets qu’ils avaient à leur disposition ?
On sait comment étaient pensées leurs sociétés, les formes de spiritualité et de religions qui les régissaient, les fonctionnements de leurs économies et du commerce.
On sait même s’ils pratiquaient certaines formes d’art ou encore comment ils traitaient leurs morts. C’est dingue non ?

« Ouai c’est sympa, mais quitte à être scientifique, ce serait pas plus utile de s’orienter vers des métiers qui observent le futur plutôt que le passé ? Parce que bon, la préhistoire c’est bien mignon, mais on a les glaciers qui fondent nous ! Il y a des causes plus urgentes que de savoir ce que mangeait Lucy l’australopithèque ! »

Alors selon nous, cette réflexion est idiote (désolée – chuchotement) et ce pour 2 raisons :

  1. La première c’est qu’on ne construit pas son futur sans connaître son passé. A l’échelle individuelle, on a tous envie de protéger de l’oubli les choses et les gens qui nous sont chers. Parce qu’au final, ça fait partie des choses qui nous définissent. Et bien à l’échelle d’une civilisation c’est pareil. Connaître son passé c’est important, pour évoluer, pour ne pas refaire les mêmes erreurs… Connaître son passé, ça permet par exemple de comprendre que le concept “d’identité française” mis en avant par certaine personnalités politiques, c’est totalement incohérent !
  2. Second point. Avez-vous déjà entendu parler « d’archéologie préventive » ou encore « d’archéologie de sauvetage » ? Pour vous la faire courte, il existe en France depuis 1941, une loi qui permet d’assurer la conservation et la sauvegarde du patrimoine archéologique susceptible d’être affecté par des travaux publics ou privés. Et cette branche là de l’archéologie, elle prévoit non seulement d’éviter des massacres archéologiques et un véritable saccage de l’histoire, mais surtout, forçant les constructeurs et les archéologues à trouver un terrain d’entente entre le développement économique et l’étude du passé, elle permet d’amener de la réflexion sur la construction et elle place l’archéologue comme le gardien de sites menacés. Un peu classe. Et ça c’est plutôt une bonne nouvelle pour notre futur si on peut arrêter deux secondes de bétonner à tout va !

Prêts à dépoussiérer les clichés de l’archéologie avec nous ? Prenez vos pelles et vos brosses à fossiles et RDV tout de suite sur Youtube pour découvrir notre vidéo métier avec notre Lara Croft à nous, alias Prsicilla, paléo-anthropologue, notre “Sydney Fox l’aventurière”, en la personne de Haude, historienne de l’Art et que serait une vidéo archéo sans un Indiana Jones ? François Xavier, archéomètre endossera le rôle dans la vidéo ! Quoi que, quitte à faire parler des indices du passé, on pourrait peut-être lui refiler le costume de Sherlock Holmes !

Nos archéologues :

Priscilla, est Maître de conférences rattachée à l’UMR PACEA.
UMR = Unité Mixte de Recherche, dont les tutelles sont l’Université de Bordeaux, le CNRS et le Ministère de la Culture.
PACEA = De la Préhistoire à l’Actuel : Cultures, Environnements, Anthropologie.
Le Master rattaché à son UMR s’intitule Bio-Géosciences (anciennement intitulé Anthropologie biologique – Préhistoire). On y enseigne quatre spécialités archéologiques : Anthropologie biologique ; Préhistoire Géoarchéologie ; Archéozoologie ; Archéothanatologie.
Ses projets et recherches en cours :
– les fouilles de Sirogne
– le projet Immersion des étudiants dans les Terrains de l’Anthropologie biologique et de la Préhistoire
– le projet « Petite souris », appelé Biorythm of Childoohd Growth

Haude est Maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’université Bordeaux Montaigne, rattachée à l’UMR Ausonius (institut de recherche sur l’Antiquité et le Moyen âge).
Elle enseigne en Licence histoire de l’art et dans le Master recherche histoire de l’art.
Ses programmes de recherche en cours:
– Observer l’Observance (brève présentation ici: https://observance.hypotheses.org/101)
– Medieval Art across Time. Erudition and restorations on medieval works of art (17th-19th centuries). Détails ici.
Pour ses publications, RDV sur sa page Academia.

François-Xavier est Maître de Conférences rattaché à l’UMR IRAMAT–CRP2A dont les tutelles sont l’Université Bordeaux Montaigne et le CNRS.
IRAMAT–CRP2A = Institut de recherche sur les Archéomatériaux – Centre de recherche en physique appliquée à l’archéologie.
Dans le cadre de son Master « Archéologie, sciences pour l’archéologie », il enseigne sur trois parcours dans cette mention : Archéologie ; Archéométrie ; Ingénierie de l’archéologie préventive.
Ses projets et recherches en cours sont à retrouver sur les plateformes ResearchGate ou Academia.

Sources :
https://journals.openedition.org/nda/564
https://www.inrap.fr/de-l-archeologie-de-sauvetage-l-archeologie-preventive-9724